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1. Historique
Le SECAAR est un réseau d'Eglises et d'Organisations de base engagées dans des actions de développement rural et urbain cherchant à intensifier les échanges entre elles pour atteindre leurs objectifs et pour mieux valoriser les expériences particulières. Ces échanges peuvent se faire également avec des organisations non membres du SECAAR.
C'est en 1988, suite à une rencontre au Bénin, que la décision a été prise de créer un réseau entre différentes Eglises et Organisations qui travaillent ensemble dans le cadre de l'animation. Ce réseau s'est officiellement constitué en 1994.
Vu son développement, le SECAAR a décidé d'ouvrir un bureau en Afrique avec deux secrétaires permanents. L'ouverture d'un bureau à Abidjan a pu se réaliser en 1996. La mise en place de cette coordination permet au SECAAR de mieux valoriser les ressources locales et d'en augmenter leurs capacités.
2. Finalité
Que toutes familles et tout individu puissent pleinement s'épanouir dans un cadre de vie harmonieux, en pouvant faire face à leurs besoins de base qui sont une nourriture saine et équilibrée, des soins de santé assurés et l'accès à l'éducation et à la formation professionnelle. Les Eglises et organisations partenaires du SECAAR sont activement engagées dans ce processus.
Pour cela, le SECAAR partage la vision d'un développement holistique qui tient compte de la personne humaine dans son entier. Le SECAAR désire avoir une approche globale par rapport aux freins au développement qui peuvent être techniques et matériels, mais également socio-culturels et spirituels.
3. Objectifs
Le SECAAR s'est défini les trois objectifs suivants :
- Répondre aux demandes des Eglises et organisations qui désirent s'engager dans une démarche globale de développement. Transmettre cette vision dans les lieux de formation théologique. Sensibiliser à cette démarche les partenaires qui ne sont pas encore engagés.
- Former les animateurs et responsables de groupements. Appuyer les cours et séminaires de formation techniques (transformation des produits agricoles, culture biologique, caisse d'épargne et crédit, mise en place d'un projet) aussi bien que ceux permettant de renforcer les capacités d'action des partenaires (cours de gestion, cours de planification).
- Accompagner les actions des partenaires pour lesquelles le SECAAR a été sollicité et renforcer le réseau SECAAR par un suivi interne. Favoriser les rencontres des partenaires entre eux. L'accompagnement se fait par des visites. Dans le cadre du suivi du réseau, un accent particulier est mis sur la formation continue des consultants.
4. Stratégies d'intervention
Dans le but d'atteindre sa finalité et ses objectifs, le SECAAR s'est défini trois axes d'intervention :
Axe 1 : Sensibilisation et formation au développement holistique
Axe 2 : Formation et conseils
Axe 3 : Suivi et accompagnement
5. Méthode de travail et participation locale
L'équipe de travail du SECAAR est pluridisciplinaire et multiraciale. Habituellement, les interventions se font par équipe de deux. Les consultants de l'équipe sont engagés dans des actions de développement de l'organisation dont ils dépendent. Chacune d'elle a donné son accord pour les mettre à disposition du SECAAR de deux à plusieurs semaines par année pour répondre à des demandes d'appui selon la spécificité technique de chacun.
Depuis 1996, deux secrétaires-consultants sont employés à plein temps par le SECAAR dans le cadre de son bureau en Afrique.
Généralement, ce sont les partenaires qui demandent l'appui du SECAAR, qui s'occupent de toute l'organisation pratique des cours. Les intervenants du SECAAR sont mis gratuitement à disposition ; mais ils sont pris en charge par le partenaire demandeur au niveau de leurs frais de déplacement et de pension dans le pays d'accueil. Le budget des interventions mentionne uniquement les frais directs pris en charge par le SECAAR. Les contributions locales en nature, en espèces ou en ressources humaines ne figurent pas dans le budget, car elles n'entrent pas dans la comptabilité du SECAAR. Mais on peut estimer qu'à chaque intervention du SECAAR, les bénéficiaires apportent une participation locale qui est au moins égale et même supérieure à la contribution du SECAAR.
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